Zikzok poussa une porte discrete dans une ruelle isolée du château de Tournemire... La lumière était peu présente et le terme de "maison" était un euphemisme pour désigner ce qui ressemblait plus à une ancienne partie condamnée d'un batiment bien plus grand. Une ouverture dans le mur donnant sur la ruelle était fermée par une épaisse grille en acier rouillé, produisant à elle seule le peu de lumière dans la pièce... La grosse serrure sur la porte et l'architecture simple désignées cette salle comme étant une réserve abandonnée mais absolument pas un lieu habitable. Qu'importe, Zikzok pouvait se contenter de très peu et une fois ses quelques aménagements terminés, cette "maison" serait un repaire parfait pour lui.
Il amena sa charrette devant la porte et retira le drap blanc pour dévoiler une première rangée d'armes enroulées dans des draps, il ramassa le temps et les posa au sol dans sa pièce. Il ramena ainsi une vingtème d'armes toutes différentes : épée, arbalète, fléau, vouge et autre mais la qualitée de ses armes était visiblement bien supérieure à la moyenne, ne serait-ce que dans leur aspect esthétique digne de riches nobles et façonné de mains de maître. Après les armes il sortit une grosse boite qu'il posa prêt des armes avant de l'ouvrir, Zikzok sourit et attrapa la pince-monseigneur parmis les autres outils.
Une heure plus tard, la charrette était passé d'un moyen de transport à un tas de planches pour finir en meuble et en ratelier d'armes accrochés aux murs... Au final la pièce était devenu une armurerie avec un semblant de lit et une petite table, deux torches l'une en face de l'autre rajouteraient de la lumière la nuit venue. Zikzok observa le résultat et sourit, son travail n'était pas mauvais du tout et bien que spartiate, ce confort rudimentaire lui suffisait largement... De toute façon, cette tanière ne lui servirait que de point de repli. Que demander de plus ? Un trou discret parmis le fouilli de ruelles d'une forteresse bien défendue. L'emplacement serait suffisant pour lui garantir un calme relatif et un endroit où se faire oublier en cas de besoin, même les seigneurs du château devaient ignorer ce coin perdu de leur domaine pourtant à quelques pas de leur donjon.